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Republique Centrafricaine: Bangassou

HIGHLIGHTS
Le Programme MIKE - le Suivi de la Chasse Illégale d'Éléphants est autorisé par une résolution de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction à la 10ème réunion de la Conférence des Parties (CoP10,Harare,1997).
Le but général est de fournir les informations requises par les états pour prendre les décisions appropriées d'application de la loi et de gestion, et de renforcer la capacité institutionnelle pour la gestion à long-terme de leurs populations d'éléphants. Le but des inventaires MIKE en Afrique Centrale est de rechercher les informations sur le statut et les tendances dans l’abondance et l’abattage illicite de l’éléphant puis, déterminer les facteurs responsables dans chaque cas en fonction de l’espace et du temps.
Les principaux objectifs des inventaires en Afrique centrale sont : Estimer l’abondance des éléphants dans chaque site et identifier et les facteurs qui déterminent leur abondance et distribution, Faire parvenir les informations à la CITES et au Monde entier Développer les capacités nécessaires à la réalisation future du monitoring des éléphants et pongidés et; Faciliter le suivi de l’application de la loi (ou Law Enforcement Monitoring, LEM).
Contacts Steve Blake, Ph.D. (WCS) Sébastien Luhunu (MIKE) Coordonnateurs, Programme MIKE Afrique Centrale sblake@uuplus.com sebastienluhunu@citesmike.org
Partners


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Contexte La Forêt de Bangassou est une mosaïque de forêt dense et savane au sud-est de la République Centrafricaine (RCA) à l’extrême Nord de la forêt Guineo-Congolaise. La forêt n'a jamais été exploitée commercialement pour le bois. Il y a 40,000 habitants dans 220 villages associés avec des routes, champs, plantations des palmiers et café. La Forêt de Bangassou n'est pas légalement définie comme aire protégée, mais c’est géré comme une zone de conservation de la biodiversité et développement durable basée sur la gestion des ressources naturelles communautaire. Le « Projet Bangassou » financé par la Global Environmental Facility/PNUD, est géré par le Ministère des Eaux, Forêts, Chasse, Pêche, et de l’Environnement (MEFCPET), avec l'appui technique du Centre des Etudes Canadien pour la Coopération Internationale (CECI). La chasse illégale est la plus grande menace aux éléphants à Bangassou, par les braconniers Chadiens bien organisés et armés sur des chameaux et dos de cheval, ainsi que les habitants locaux, qui chassent les éléphants pour l’ivoire et la viande. Les inventaires de Bangassou exécutés pendant 1989 et 1995-1996, ont estimé la population d'éléphant à 2,640 et 1,600 respectivement.
Le MIKE a exécuté un inventaire des éléphants systématique, de basse intensité dans la Forêt de Bangassou, incluant une reprise du sondage de 1989, a évalué l’abondance et la distribution relative d'éléphant et la chasse illégale. L'itinéraire de sondage n’était pas placé au hasard pour des raisons budgétaires, mais à travers les gradients d’impact humain suspecté. Le personnel de la WCS, MEFCPET, et CECI ont exécuté des inventaires d'éléphant utilisant des méthodes classiques de comptage de crottes sur des pistes de reconnaissance (recces) et transects- linéaires. Une étude brève du marché de viande de Bangassou était aussi exécutée pour évaluer l'échelle du commerce de la viande d'éléphant.
Inventaires des éléphants de forêt Les signes d'éléphants étaient rares dans la Forêt Bangassou et limités aux petites poches aux zones les plus éloignées. Sur 500km des recces, les éléphants n'étaient jamais vus, ils ont été entendus 3 fois, et 449 crottes étaient enregistrées (taux de rencontre [TR] 0.89±0.36 km-1). Les pistes d'éléphant étaient rencontrées avec une fréquence similaire: 0.9 ±0.18 km-1. Sur 14 km de transects, 7 crottes ont été vues sur les deux transects les plus éloignés (Figure 1). Le TR des crottes sur les transects était 0.5±0.81km-1, et pour les pistes, 1.5±0.24km-1. La reprise du sondage de 1989 montrait des baisses dramatiques dans le signe d'éléphant pour les deux sites de sondage (Table 1).
Distribution des éléphants et activité humaine Une forte corrélation existe entre (i) la distance de routes et villages et signe d'éléphant et (ii) la fréquence de signe humain et signe d'éléphant pour les données des recces et transects.
Carcasses d’éléphants et campements de chasse Deux carcasses d'éléphant braconné étaient enregistrées pendant les 504 km des recces ( TR = 4/1000km). Quarante-sept campements de chasse ont été trouvés, cependant aucun ne pourrait être identifié positivement comme campement de grande chasse. Les signes de chasse étaient communs à travers la zone, quoique la fréquence de signe humain baissait avec la distance de villages et routes comme attendue. Trente et un pièges et 190 cartouches de calibre 12 ont été enregistrés, suggérant la chasse au fusil est préférée que les pièges.
 Le marché de la viande d’éléphant La viande d'éléphant était ouvertement vendue dans le marché chaque jour pendant l'étude de 24 jours. Huit bouts de trompes et 3 portions de la partie supérieure prouvent que le reste d’au moins 9 éléphants avaient été vendus. L'évidence suggère qu'au moins la moitié des éléphants vendus ont été tués dans la République Démocratique du Congo.

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